Accident de la Vie — Indemnisation et Recours Juridique

Vous êtes victime d’un accident de la vie, vous pouvez obtenir réparation de vos préjudices

Garantie Accidents de la Vie

La Garantie Accidents de la Vie (GAV) est une assurance que vous pouvez souscrire et qui vous permettra d’être indemnisé en cas d’accident corporel liés par exemple à des accidents domestiques (tomber d’une échelle, bricolage, brûlures), mais aussi à la suite d’accidents sportifs qui peuvent survenir dans le cadre de loisirs (ski, bateau, moto…).

Il est important de se renseigner sur les risques couverts par cette assurance.


Maitre Claire Latouche sollicite les conditions générales et particulières de votre contrat d’assurance et fait le point sur ce qui est susceptible d’être indemnisé.

Elle vous assiste tout au long de la procédure avec l’assureur afin que vous obteniez l’indemnisation la plus juste possible.

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Vos questions fréquentes après un accident de la vie

Les accidents domestiques, sportifs et scolaires posent des questions spécifiques, parce qu'il n'y a souvent personne à attaquer en face : c'est votre propre contrat Garantie Accidents de la Vie (GAV) qui prend en charge l'indemnisation, avec ses limites. Voici les cinq questions les plus fréquentes.

Quelle est la différence entre la Garantie Accidents de la Vie et mon assurance habitation ?

L'assurance habitation couvre les dommages causés aux biens (incendie, dégât des eaux) et la responsabilité civile vis-à-vis des tiers. Elle n'indemnise quasiment jamais le dommage corporel subi par l'assuré lui-même. La Garantie Accidents de la Vie, ou GAV, est un contrat séparé qui prend en charge les conséquences corporelles d'un accident dont vous êtes vous-même victime, sans tiers responsable identifié : chute dans l'escalier, blessure de bricolage, accident de ski, chute d'un enfant à l'école. C'est ce contrat qu'il faut activer en priorité.

Mon contrat GAV est plafonné à un million d'euros. Cela couvre-t-il vraiment l'intégralité de mes préjudices ?

Pas toujours. Pour les accidents les plus lourds — paraplégie, traumatisme crânien sévère, perte d'autonomie complète chez un sujet jeune — les frais d'aide humaine viagère et l'aménagement du logement peuvent à eux seuls dépasser ce plafond. Il faut alors chercher d'autres responsables potentiels (fabricant d'un produit défectueux, gestionnaire d'une infrastructure sportive, école qui n'a pas surveillé) pour engager une responsabilité civile complémentaire. Nous étudions systématiquement cette piste avant d'accepter le plafond contractuel.

Mon enfant a été blessé pendant un cours de sport scolaire. Qui peut être responsable ?

Plusieurs acteurs peuvent être recherchés. L'État, au titre de la responsabilité substituée des enseignants (loi du 5 avril 1937), peut être condamné devant le tribunal judiciaire si une faute de surveillance ou de pédagogie est démontrée. La fédération sportive ou le club, si l'activité a lieu hors temps scolaire, répondent aussi de leur obligation de sécurité de moyens (matériel adapté, encadrement formé). Et, en parallèle, votre propre contrat GAV reste mobilisable, sans attendre la décision sur la responsabilité — la loi vous permet de cumuler ces voies dans la limite du préjudice réel.

Quel délai pour activer ma Garantie Accidents de la Vie ?

Le délai contractuel de déclaration à votre assureur est généralement de cinq jours ouvrés à compter de la connaissance de l'accident. Au-delà, l'assureur peut opposer une déchéance partielle, sauf cas de force majeure. Le délai pour engager une action en justice contre l'assureur, en cas de désaccord sur l'indemnisation, est de deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance (article L.114-1 du Code des assurances). Ce délai court de manière distincte selon que l'on parle de l'offre, du refus de garantie ou de la consolidation médicale — c'est un point qui se joue souvent en plaidoirie.

L'assureur a refusé d'indemniser en disant que je suis sous le seuil d'AIPP du contrat. Que faire ?

C'est la principale source de litige sur les contrats GAV. La plupart des contrats fixent un seuil minimum de déficit fonctionnel permanent (souvent 5 % ou 10 %) en dessous duquel la garantie n'est pas due. Si votre médecin-conseil personnel évalue le déficit au-dessus du seuil et que le médecin de l'assureur le situe en dessous, il faut demander une expertise contradictoire avec un médecin indépendant — souvent dans une discipline médicale spécifique au type de blessure. Dans les cas où l'expertise tranche en votre faveur, l'assureur est tenu d'appliquer la garantie depuis la date de l'accident.

Dernière mise à jour : 27 mars 2026

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