Avocat Infractions Pénales — Droits des Victimes

(Agression, homicides …)

 

Accompagnement juridique aux victimes d’infraction pénale

La victime d’une infraction pénale ou ses proches (agressions, violences, meurtre…) sont souvent démunis face à une procédure longue et complexe afin d’être reconnus victimes et d’être indemnisés. Maître Claire Latouche vous assistera devant les juridictions pénales afin de vous constituer partie civile et de faire valoir vos droits. Elle pourra également intervenir devant la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions afin d’obtenir la réparation de vos préjudices.

Indemnisation des dommages et préjudices

La victime d’infraction pénale peut obtenir une indemnisation soit directement auprès de l’auteur, devant la juridiction répressive ou civile, soit saisir la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), si l’auteur est inconnu, insolvable ou décédé, sous certaines conditions de recevabilité :

  • Etre victime d’une infraction pénale présentant un caractère volontaire ou non,
  • La victime est de nationalité française ou les faits ont été commis sur le territoire français (que la personne soit étrangère ou en situation régulière ou irrégulière),
  • Les faits ont entraîné la mort, une incapacité permanente d’au moins 1% ou une incapacité totale de travail supérieure ou égale à un mois.

Cette procédure est autonome de la procédure pénale et peut être menée parallèlement.

Délais pour agir

Le recouvrement de la réparation financière

Les délais pour agir dans le cas d’une infraction pénale :

  • 3 ans à compter de l’agression,
  • 1 an après que la juridiction pénale ait statué sur l’action publique ou civile engagée.

Il est possible sous certaines conditions de demander un relevé de forclusion et d’agir en dehors des délais prescrits par la loi.

Votre dossier sera étudié avec attention afin de choisir la voie procédurale la plus adaptée

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Vos questions fréquentes sur l'indemnisation après une infraction pénale

Après une infraction pénale (agression, vol avec violence, accident causé par un tiers en infraction au Code de la route), plusieurs voies coexistent pour obtenir réparation : la constitution de partie civile au procès pénal, la saisine de la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI), ou encore le recours au SARVI. Voici les cinq questions les plus posées.

Qui peut saisir la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI) ?

L'article 706-3 du Code de procédure pénale fixe trois conditions cumulatives. Il faut être victime d'une infraction présentant le caractère matériel d'une atteinte à la personne (violences, viol, agression sexuelle, vol avec violence, etc.). Il faut soit que l'infraction ait entraîné la mort, une incapacité permanente ou une incapacité totale de travail supérieure à un mois, soit qu'elle figure parmi celles expressément visées par le texte (viol, agression sexuelle, traite des êtres humains, dans tous les cas). Et il faut, enfin, ne pas pouvoir obtenir l'indemnisation par un autre régime (assurance, sécurité sociale, employeur). Les dossiers borderline se jouent souvent sur l'évaluation de la durée de l'ITT — c'est un point central de la plaidoirie.

Quelle différence entre se constituer partie civile au procès pénal et saisir la CIVI ?

Ce sont deux démarches complémentaires. La constitution de partie civile a deux fonctions : participer à l'action publique (interroger les témoins, demander des actes d'instruction, soutenir la condamnation pénale) et obtenir des dommages et intérêts contre la personne condamnée. La CIVI, à l'inverse, ne juge personne — elle calcule l'indemnisation que la victime peut obtenir et la fait verser par le FGTI, qui se retournera ensuite contre l'auteur ou contre les fonds publics. Dans les dossiers où l'auteur est insolvable, la CIVI est souvent la seule voie effectivement payante. Les deux démarches peuvent être menées en parallèle.

L'auteur a été condamné mais ne paie pas. Que faire ?

Si la victime n'est pas éligible à la CIVI (notamment parce que l'ITT est inférieure à un mois), elle peut saisir le SARVI — Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions, géré par le FGTI. Le SARVI verse à la victime, dans un délai de deux mois, l'intégralité de l'indemnité fixée par le juge pénal, dans la limite de mille euros, et 30 % du surplus jusqu'à un plafond de trois mille euros. Le FGTI se charge ensuite du recouvrement contre le condamné. C'est un dispositif moins connu que la CIVI mais utile pour les infractions de moindre gravité avec auteur identifié.

Le coupable n'a pas été identifié. Puis-je quand même être indemnisé ?

Oui, à la double condition de remplir les critères de l'article 706-3 du Code de procédure pénale (gravité de l'atteinte) et de prouver la matérialité de l'infraction. La CIVI se prononce sur des éléments de fait (procès-verbal d'audition, certificat médical, témoignages, dépôt de plainte contre X) sans avoir besoin que l'auteur soit identifié, jugé ou condamné. La pratique montre que les dossiers d'agression nocturne avec auteur en fuite, par exemple, aboutissent dans la grande majorité des cas dès lors que la matérialité des violences est établie médicalement.

Quel délai pour saisir la CIVI ?

Le délai est de trois ans à compter de la date de l'infraction, ou d'un an à compter de la décision pénale définitive (relaxe, condamnation, non-lieu, classement) lorsque cette décision est postérieure (article 706-5 du Code de procédure pénale). Ce délai n'est pas absolu : la commission peut le relever en cas de motif légitime, par exemple lorsque la victime n'avait pas connaissance de la possibilité d'être indemnisée, lorsqu'elle était mineure au moment des faits, ou lorsque les conséquences de l'infraction se sont révélées tardivement. Nous examinons systématiquement ce point dans les dossiers anciens.

Dernière mise à jour : 27 mars 2026

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